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Anne-Marie Ouellet

presented by Véronique Leblanc

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Par sa pratique artistique, Anne-Marie Ouellet se penche sur des questions relatives aux normes qui régissent les usages et les comportements dans différents types d’espaces. C’est principalement par l’expérimentation et l’élaboration de divers comportements individuels et collectifs, qu’elle met en place des structures organisationnelles qui prennent la forme d’interventions dans l’espace urbain.

Anne-Marie Ouellet a présenté ces travaux dans différents contextes incluant des expositions individuelles et collectives, des festivals et des événements tant au Québec, en France, qu’en Allemagne. Les plus récents étant au festival B_Tour (Berlin, 2013), à PRAXIS (Ste-Thérèse, 2012), DARE-DARE (Montréal, 2012), Caravansérail (Rimouski, 2012) et la Galerie de L’UQAM (Montréal, 2011). L’artiste a reçu des Bourses du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM (2011), Anne-Marie Ouellet vit et travaille à Montréal.

www.anne-marieouellet.com

Mon travail multidisciplinaire interroge les limites du contrôle et de la protection et les frontières entre l’espace privé, l’espace public et l’espace « politique ». Je tente d’approcher différentes stratégies de leurres afin d’interroger la place de l’individu à l’intérieur d’une réalité de plus en plus construite, programmée ou prescrite. Par des actions performatives, je me penche sur des questions relatives aux normes qui régissent les usages et les comportements dans différents types d’espaces. Par l’expérimentation et l’élaboration de structures organisationnelles ouvertes à la participation, ma pratique artistique met en évidence divers comportements individuels et collectifs. Les uniformes, symbole d’identification, de protection et de standardisation, évoquent l’individualisme collectif et la culture « régimentaire ». Par une approche conceptuelle et contextuelle, mon travail questionne la conduite, le déplacement et le modelage de comportements dans le tissu urbain et les espaces traditionnellement non dédiés à l’art. Mes projets sont diffusés dans les lieux d’expositions et sur les plateformes WEB par le biais des données recueillies et la documentation visuels et manuscrites des actions réalisées.

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Commissaire indépendante et chargée de cours en histoire de l’art à l’UQAM, Véronique Leblanc s’intéresse aux pratiques artistiques processuelles, contextuelles et relationnelles ainsi qu’aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique. Elle a organisé les expositions Artur Żmijewski. Scénarios de dissidence (co-commissariat avec Louise Déry, Galerie de l’UQAM, Montréal, 2010), Jean-Pierre Aubé et Patrick Beaulieu. Géopolitique de l’infini (Sporobole, Sherbrooke, 2012), Louis-Philippe Côté. Entrevoir le pire (Musée régional de Rimouski, 2013), Faire avec (AdMare, Îles-de-la-Madeleine, 2013) et Fabriquer l’improbable (co-commissariat avec Dominique Allard, Est-Nord-Est, résidences d’artistes, Saint-Jean-Port-Joli, 2013). Récipiendaire du Canadian Art Writing Prize 2011 remis par la Canadian Art Foundation, elle contribue également à titre d’auteure à différentes publications en art actuel. Crédit photo : Jessica Hébert.

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À la manière d’une micro-organisation, FACTION, empruntait une approche régimentaire et bureaucratique dans le but de diriger un groupe d’actions. Le projet questionnait les normes d’usages qui régissent les différents comportements dans plusieurs types d’espaces par des actions de déplacement, d’occupation et de simulation. Le groupe d’actions était formé de participants volontaires vêtus d’uniformes identiques. Ils se réunissaient ponctuellement au lieu de base qui était établie dans la salle 1 de la Galerie de l’UQAM, recevaient des consignes et sortaient accomplir des actions furtives dans les espaces publics, privés et commerciaux.

Site web du projet: www.occupation-simulation.com

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SECONDES ZONES est une plateforme mise en place pour expérimenter l’usage de la place publique et plus spécifiquement, de la Place des festivals dans le Quartier des spectacles de Montréal. Partant du constat que la transformation des places publiques en espaces de spectacles amène un questionnement sur le libre usage de ces zones et sur la marge entre le spectacle et le non-spectacle, ces actions, parfois chorégraphiées, d’autres fois improvisées, ont tenté par leurs formes « anti-spectaculaires » de transgresser la fonction et les attentes des occupants de ce lieu officiellement dédié au divertissement des foules.
Le groupe, constitué de volontaires recrutés par le biais de communiqués, se retrouvait dans une position où il avait la possibilité d’expérimenter l’usage de la Place des festivals et de ses alentours. L’uniforme que revêtaient les participants (composé d’un T-shirt et d’une veste) agissait à titre de marqueur faisant apparaître les corps unifiés lors des regroupements.
Du 18 mai au 27 juin 2012 sur la Place des festivals et ces alentours, Quartier des spectacles, Montréal, en collaboration avec le centre d’artiste DARE-DARE (Montréal).
Blogue du projet: www.secondeszones.blogspot.ca

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AREA est un jeu collectif qui met de l’avant l’organisation, mais également le désordre et l’injustice. Partant des mouvements collectifs de la dernière année, j’ai emprunté des références de base à des stratégies de déplacement et de confrontation empruntée aux mouvements de groupes et aux manifestations. Deux équipes plus une unité externe se retrouve sur le terrain. Les noirs représentent la résistance, les gris, les gris les forces et les blancs, l’unité externe, sont les facteurs de risques. Le jeu se fait en cinq périodes de cinq minutes. Les noirs ont pour but de traverser le terrain d’un bout à l’autre en restant groupés. Les gris doivent leur en empêcher. Pour se faire, dans la zone de confrontation (le cercle central du terrain), ils peuvent enlever les fichus des noirs pour les éliminer. Avant chaque période, les blancs doivent choisir avec quelle équipe ils seront alliés. Ils peuvent même changer de camp en cours de périodes. Seuls les arbitres sont informés de leur position. La partie première partie du jeu a été présentée devant public le 4 octobre 2012 sur un terrain de football de la ville de ste-Thérèse. Projet élaboré et réalisé dans le cadre d’une résidence sous le thème Stratégie d’occupation (du territoire) au centre d’artistes PRAXIS à Ste-Thérèse.

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