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Arts visuels, une industrie méconnue

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Arts visuels, une industrie méconnue

Une histoire de perceptions
Samuel Larochelle, Collaboration spéciale

Qu’il soit question de galeries d’art, d’encans, de mécènes ou de collectionneurs, le marché québécois accuse un retard indéniable par rapport à celui de l’Europe. Pourtant, l’un des principaux obstacles de la Belle Province cause également des soucis au reste du monde occidental : les arts visuels sont souvent considérés comme une pratique élitiste, marginale et réservée à un milieu composé d’experts.

« L’art d’avant-garde a longtemps cultivé une forme d’hermétisme pour des raisons politiques et stratégiques, analyse Johanne Lamoureux, professeure au département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal. Certains critiques et philosophes croyaient qu’en restreignant l’accès à l’art, l’œuvre ne serait pas soumise aux règles de la marchandisation. Visiblement, l’idée n’a pas eu grand succès. »

Le Québec rencontre également un important problème de culture générale, selon Jo-Ann Kane, historienne d’art et conservatrice de la Collection d’œuvres d’art de la Banque Nationale du Canada. « Il y a un manque d’éducation, observe-t-elle. Quand mon père allait à l’école, il apprenait des notions d’histoire de l’art dans ses cours d’histoire générale. Une trentaine d’années plus tard, quand je suis allée à l’école à mon tour, il n’y avait plus la moindre allusion du genre. »

Pourtant, disent plusieurs artistes, la population aurait tort de se croire sous-outillée pour apprécier la culture. « Pas besoin d’avoir un QI de 165 pour comprendre l’art, lance Cédric Taillon, directeur des communications de la revue spécialisée Décover Magazine. Comme on n’a pas besoin de connaître l’histoire du hockey ou le nom de tous les joueurs pour aimer regarder une partie du Canadien. L’art peut être perçu à différents niveaux. »

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