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BNLMTL 2014 L’avenir (looking forward)

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BNLMTL 2014 L’avenir (looking forward)

Communiqué de presse

C’est avec un immense plaisir que La Biennale de Montréal annonce les artistes faisant partie de sa prochaine édition, BNLMTL 2014, qui se tiendra du 22 octobre 2014 au 4 janvier 2015. Intitulée L’avenir (looking forward), BNLMTL 2014 est un événement d’une envergure internationale sans précédent au Canada. Il propose une réflexion sur les démarches artistiques actuelles qui donnent forme à la notion d’«à-venir» à travers une exposition multisite, des publications, des performances, des films, des discussions, des conférences et différentes expériences. BNLMTL 2014, mise sur l’expertise diversifiée de son équipe de commissariat – les commissaires-concepteurs Gregory Burke et Peggy Gale et les conservateurs Lesley Johnstone et Mark Lanctôt du Musée d’art contemporain de Montréal – qui œuvrent en étroite collaboration avec Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de La Biennale de Montréal.

BNLMTL 2014 est une réalisation de La Biennale de Montréal en coproduction avec le Musée d’art contemporain de Montréal.

UN ÉVÈNEMENT SURPRENANT ET AMBITIEUX

Cet automne, les Montréalais et les visiteurs pourront découvrir les œuvres de 50 artistes provenant de 22 pays, parmi lesquelles figurent 23 créations inédites. L’avenir (looking forward) propose quelques 35 oeuvres au Musée d’art contemporain, lieu principal de BNLMTL 2014. De nouveaux projets de Krzysztof Wodiczko et d’Isabelle Hayeur seront co-produits avec le Partenariat du Quartier des Spectacles. D’autres projets dessineront des parcours dans la ville, dans plusieurs lieux d’exposition et dans l’espace public.

BNLMTL 2014 comptera également de nombreuses nouvelles créations, qu’elle soutient ou finance à divers degrés. « Les biennales sont des passerelles vers le réseau international de l’art contemporain. Toutefois, afin de créer de réelles opportunités internationales pour les artistes québécois, il est essentiel de développer une approche stratégique sophistiquée. Celle-ci implique un travail considéré de commissariat, une réflexion éditoriale, un soutien à la production, des échanges constants avec d’autres artistes ainsi qu’une attention particulière des commissaires et des critiques, » remarque Sylvie Fortin. « En tant que directrice artistique de BNLMTL 2014, je suis très fière de la programmation développée par Gregory, Peggy, Lesley et Mark. Ils nous proposent un groupe d’artistes tout aussi inattendu qu’extrêmement convaincant. C’est une biennale que j’ai hâte de voir, car sa sélection d’artistes défie les attentes. Ça démontre que les commissaires ont fait un travail de recherche. Ils ont développé quelque chose de vraiment unique pour Montréal. »

L’avenir (looking forward) : UNE INVITATION À CONSIDÉRER L’« À-VENIR »

Ce thème de L’avenir est particulièrement bien adapté au développement d’un événement de grande envergure. Il s’appuie également sur un constat : qui n’a jamais spéculé sur le futur?

« Les artistes de BNLMTL 2014 proposent des lectures très différentes du futur. C’est tout à fait normal, considérant leurs histoires, leurs traditions artistiques, leurs degrés de mobilité et les contextes culturels différents dans lesquels ils évoluent, note Sylvie Fortin. Plusieurs œuvres abordent le sujet à partir de préoccupations d’ordre géopolitique, posent des questions d’éthique et font même allusion à des solutions économiques alternatives. D’autres questionnent « ce qui adviendra » de l’art.

L’exposition oscille entre constat et anticipation. Fermement ancrée dans le moment présent, effleurée par les échos du passé, elle se porte sur « ce qui adviendra », en tentant d’ouvrir un champs élargi de possibles et d’en ranimer d’autres qui se sont peut-être éteints prématurément. L’avenir (looking forward) inclut une sélection impressionnante d’œuvres et de médias, incluant le cinéma, la sculpture, la photographie, la peinture, l’installation, la performance et divers nouveaux médias. BNLMTL 2014 invite le public à vivre des expériences fortes : des moments de contemplation, des questionnements sur le futur ainsi que des occasions d’échanges. Certaines œuvres font appel à l’action. D’autres nous laissent entrevoir l’étendue de notre propre pouvoir, imaginer de nouveaux mondes et de nouvelles façons d’être dans le monde.

BNLMTL 2014 : une occasion de découvrir les dernières créations d’artistes de renommée internationale et de nous plonger dans l’univers des artistes d’ici et d’ailleurs

Artiste d’origine polonaise travaillant aux États-Unis, Krzysztof Wodiczko est une figure majeure internationale de l’art public. Il a reçu le prix Hiroshima « pour sa contribution en tant qu’artiste à la paix dans le monde ». Il pratique activement depuis les années 1980 un art éphémère urbain en installant des projections monumentales sur des façades d’édifices, afin de révéler la précarité de ceux et celles qui vivent au pied de ces façades. Artiste de l’image numérique, Isabelle Hayeur (Montréal) est reconnue pour ses montages photographiques grands formats, ses vidéos et ses installations in situ, dans lesquels elle met en évidence les aberrations de l’urbanisation, de l’étalement urbain et de l’industrialisation de nos sociétés.

Les Montréalais auront aussi l’occasion de renouer avec certains de leurs artistes internationaux préférés. Ils auront le privilège de voir en grande première nord-américaine le dernier film de Shirin Neshat ainsi qu’une toute récente installation de Thomas Hirschhorn. Des découvertes passionnantes et des redécouvertes seront au rendez-vous. Allant des projets du collectif Arctic Perspective Initiative en passant par les œuvres médiatiques de Skawennati et les spéculations économiques ludiques de Richard Ibghy et Marilou Lemmens, jusqu’aux nouvelles explorations « archi-sculpturales » de Hajra Waheed. BNLMTL 2014 sera l’occasion de découvrir les œuvres d’artistes montréalais qui sont, à ce jour, pratiquement inconnus dans leur ville malgré leur activité et la reconnaissance à l’international.

Jillian Mayer (Miami) et Andrea Bowers (Los Angeles) s’intéressent à l’éthos de notre univers de caméra-téléphones à l’ère des réseaux sociaux, se penchant sur les textes et les images que nous produisons et échangeons dans nos « communautés ». Un simple « selfie » et quelques caractères peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur cette nouvelle frontière, ou les enjeux sont aussi élevés que les envois sont rapides.

L’environnement est une question récurrente dans l’exposition. Le réchauffement de la planète, l’Arctique, la biodiversité et le droit d’accès à l’eau sont des questions qui traversent les œuvres d’un nombre d’artistes de BNLMTL 2014. Ce sont également des questions probantes pour plusieurs artistes contemporains. Dans son touchant vidéo d’essai Deep Weather, 2013, Ursula Biemann (Zurich) met en relation l’exploitation des sables bitumineux dans le nord du Canada, la submersion imminente du Bengla et la question légale de l’eau, du territoire et de la citoyenneté. Le projet quixotique de Klara Hobza (Berlin), Diving through Europe – un projet à durée indéterminée qui la mènera de Rotterdam à Constanta, en Roumanie – traite, avec humour et justesse, de vieilles histoires de conquêtes, de frontières mobiles, d’alliances politiques aléatoires et de la qualité de l’eau.

Plusieurs projets se penchent sur l’économie – comme prophétie et spéculation. L’installation The Prophets, 2013, de Richard Ibghy et Marilou Lemmens, présente de petites sculptures fantaisistes faites à partir de matériaux ordinaires qu’on retrouve à la maison. Ici, les graphiques se transforment en modèles et les abstractions économiques prennent une forme physique, manipulable et fragile. Goldin+Senneby (Stockholm) proposent un jeu entre deux modes de spéculation : le théâtre et les algorithmes d’échange en bourse. Pour BNLMTL 2014, ils lient l’exposition directement, littéralement aux échanges financiers : ils utilisent l’exposition comme un « laboratoire » pour développer des modèles de trading algorithmique avec leur collaborateur Paul Leong, un banquier-investisseur new yorkais qui travaille pour Blackstone, qui a développé une stratégie basée sur le dépistage des premiers signes de fusion et d’acquisition. Le rendement financier de cette spéculation boursière définit la durée de l’œuvre.

« Il s’agit d’une sélection surprenante. Certains des artistes sont bien établis; d’autres seront des découvertes, sauf pour de rares spécialistes. Ce fut un privilège de travailler avec les quatre commissaires, d’observer leurs échanges et délibérations pour la sélection et la constitution d’un corpus d’œuvres. Cet exercice a requis curiosité, générosité, ouverture et une rigueur absolue de leur part. Ils furent guidés par un engagement commun : livrer un événement qui laissera sa marque », note madame Fortin.

NOUVELLE VISION, NOUVELLE ORIENTATION

L’édition 2014 de BNLMTL marque un tournant radical et une orientation stratégique et audacieuse. C’est la première étape dans le positionnement de BNLMTL comme référence dans le réseau des biennales internationales. Novatrice et stratégique, l’entente pluriannuelle de partenariat entre La Biennale de Montréal et le Musée d’art contemporain de Montréal ainsi que les collaborations avec plus de 15 institutions locales, nationales et internationales donnent un nouveau souffle à BNLMTL et le placent déjà en tant qu’événement artistique d’une ampleur et d’une ambition sans précédent au Canada. L’édition 2016 confirmera BNLMTL comme l’événement international majeur en art contemporain en Amérique du Nord. En 2018, BNLMTL sera un des événements-références internationaux qui donnera le pouls de la création et positionnera Montréal en tant que destination-découverte incontournable pour l’art contemporain.

« Les biennales phares créent des plateformes qui favorisent le rayonnement d’une ville et de ses artistes. Elles misent sur l’expérimentation, soulèvent des questions pressantes, rassemblent leurs communautés et s’ouvrent au monde, note Sylvie Fortin. Elles sont bâties sur une base fédératrice et s’appuient sur une direction artistique éclairée, visionnaire et rigoureuse. » Elles produisent et présentent des œuvres originales et percutantes et convoquent les différents publics à se joindre à la grande aventure de l’art contemporain.
Ainsi, les biennales soutiennent la recherche artistique et sont de puissants engins de croissance durable pour leurs communautés. Pour les citoyens, les biennales sont des évènements très attendus offrant des expériences mémorables, des sujets de conversation et un sentiment d’appartenance. Pour les visiteurs qui s’intéressent à l’art, les biennales constituent un argument décisif de visite.

Le partenariat privilégié de La Biennale de Montréal avec le Musée d’art contemporain – collaboration de deux importantes institutions montréalaises – constitue le fondement pour le développement d’un évènement d’une telle envergure. BNLMTL constitue ainsi une plateforme élargie, à laquelle d’autres organismes contribuent : institutions artistiques, académiques et civiques, à Montréal et ailleurs. La mise en commun des ressources et des expertises nous permet un accompagnement plus soutenu des propositions artistiques et d’attirer l’attention que méritent Montréal et ses communautés artistiques. « En bout de ligne, soutient Sylvie Fortin, tout repose sur la vision artistique ».

À PROPOS DE LA BIENNALE DE MONTRÉAL

La mission de La Biennale de Montréal est de stimuler, soutenir, interpréter et diffuser les pratiques d’arts visuels les plus actuelles par la production de l’évènement bisannuel BNLMTL.
Dans toutes ses actions, La Biennale de Montréal mise sur le risque et l’expérimentation. Elle se donne pour mandat de soutenir des propositions artistiques audacieuses, de réaliser des projets de commissariat percutants et de susciter la réflexion en offrant au public des expériences contrastées.

Photo credit: www.bnlmtl.org

Lien : www.bnlmtl.org