le devoir 2014

Caroline Hayeur plonge dans la psyché adolescente avec le projet photographique Adoland

le devoir 2014

Caroline Hayeur plonge dans la psyché adolescente avec le projet photographique Adoland

Jérôme Delgado
Le Devoir

Les couleurs bonbons des bordures des images ne trompent pas. Le projet photographique Adoland, de Caroline Hayeur, prend bel et bien racine dans le monde de l’adolescence, ses rêves, ses illusions, ses saveurs de Smarties. Mais comme cette photojournaliste, reporter indépendante et membre de l’agence Stock Photo, ne fait rien en superficie, l’exposition montée pour l’occasion à la Maison de la culture Côte-des-Neiges ne montre pas que le beau côté des choses. Il y a aussi un revers à la médaille.

Adoland propose une incursion dans les chambres à coucher, dernier rempart de fantaisie et de liberté avant l’entrée dans les vraies affaires de l’âge adulte. Le projet repose sur 30 portraits d’ados d’aujourd’hui et d’hier. Entre « Esther, 11 ans, Chibougamau » et « Helo, 57 ans, Laval », le parcours suit la courbe du temps et s’arrête dans des niches toutes aussi différentes les unes que les autres. On y trouve la chambre désordonnée, comme la rangée, la classique tapissée d’accessoires à l’effigie de starlettes du moment (ici One Direction), comme la dénuée de tout décor.

L’accrochage, simple mais efficace, suit l’ordre des générations, à la manière des oeuvres qui ratissent large — pensons à la série 100 Jahre, de l’Allemand Hans-Peter Feldmann, présentée à Montréal par le Mois de la photo 2011. L’alternance, irrégulière, entre les diptyques, à la verticale, et les photos uniques donne du rythme à cet ensemble qui se veut tout sauf monotone.

Photo : Caroline Hayeur Portrait tirés de l’exposition Adoland de Caroline Hayeur, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges : Hélo, 57 ans, Laval.

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