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Cynthia Girard et Alexandre David @ Parisian Laundry

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Cynthia Girard et Alexandre David @ Parisian Laundry

Il y a quelques mois, plusieurs se demandaient encore sous quelles formes artistiques allaient rejaillir les préoccupations sociales soulevées durant le printemps érable. Étonnamment, peu de propositions se sont clairement imposées en ce sens, dans l’après-coup. Cynthia Girard fait partie des exceptions notables, avec son exposition à la Parisian Laundry, un premier solo dans la galerie qui représente désormais son travail.

Cette toute nouvelle production, qui par ses tableaux convoque figures contestataires et valeurs démocratiques, n’arrive pas de façon inopinée, l’artiste ayant depuis ses débuts au tournant des années 2000 inscrit une charge sociale dans ses oeuvres. Il y a à peine plus d’un an, alors que la crise sociale était à son paroxysme, l’artiste présentait d’ailleurs au centre Optica une série de toiles imposantes en hommage à Pierre Vallières et à Josée Yvon, deux personnages aux idées tranchées qui ont marqué l’histoire contemporaine du Québec.

L’exposition en cours se veut dans la continuité, avec ses tableaux et ses sculptures en papier mâché que l’artiste présente cette fois sur des échafaudages blancs qui donnent à l’ensemble des airs de place publique. La présence de bannières en tissu, plus nombreuses qu’avant, renforce cette impression. Elles rappellent vaguement les bannières féministes de Lise Nantel et de Marie Décarie, en 1980, et donnent à lire des slogans entendus dans la rue (« free the horses ») ou font voir l’oie ayant fait le portrait caricaturé de la loi spéciale. « Tell me what to do », lit-on – en anglais encore, mais pourquoi ? – aussi sur le tissu à carreaux de ces bannières, prônant ironiquement le parti de la soumission.

L’article complet : www.ledevoir.com



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