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Cyrcle à la galerie Station 16

Rabi (né David Torres) et Davey Detail (né David Leavitt) sont les deux membres du duo artistique Cyrcle fondé en 2010 pour créer des oeuvres combinant design et art actuel.

LA PRESSE | Éric Clément | Arts visuels
7 juin 2015

Le duo californien Cyrcle – qui avait réalisé la murale Slave, l’an dernier au festival Mural – est de retour à Montréal pour une expo à la galerie Station 16. Les dernières oeuvres de Davey et Rabi découlent d’une thématique, Nothing Exists!, présentée en extérieur, en mars à Los Angeles et la semaine dernière à Manille, aux Philippines.

Davey Detail a étudié en arts graphiques au San Francisco Art Institute. Rabi (né David Torres) s’est formé à l’école de la rue. Tous deux ont fondé Cyrcle le 10-10-10. Une union qui a voulu dès le début croiser l’art et le design.

Le cercle étant pour eux la représentation parfaite d’une vie équilibrée, Cyrcle veut créer des oeuvres inspirantes. Ils ont défini leur démarche dans un « manifeste » qui commence par « We Left Our Families » et s’achève par « We Never Die », une profession de foi qui a passablement circulé sur les réseaux sociaux.

« Dès le départ, on a voulu créer de l’art basé chaque fois sur une idée », dit Rabi. « L’art est le concept, tandis que le design est notre composition », ajoute Davey.

«Quand tu as quelque chose à dire, essaie de le présenter de la meilleure des façons. Comme pour la gastronomie. L’art, c’est ce qui donne le goût dans l’assiette.» – Davey Detail

Cyrcle souhaite connecter les êtres humains grâce à l’art. Ils veulent créer des oeuvres en se laissant inonder par des « flots de lumière », en un mot par l’amour. On peut les prendre pour des naïfs, de beaux parleurs ou des rêveurs, mais quand on considère les pas de géant du duo qu’a faits leur notoriété en moins de cinq ans, la recette semble fonctionner.

Exposant en galeries tout en réalisant des murales, Cyrcle fait des oeuvres esthétiques comprenant des slogans ou des constructions graphiques léchées et claires. Il ne répète jamais le même concept, hormis celui de dualité, omniprésent. Chaos et ordre. Positif et négatif. Etc.

Après leur oeuvre Slave de 2014 (un temple grec tiré de leur expo Overthrone – Pooring Reign sur les symboles de pouvoir, présentée à Londres en 2013), ils se sont intéressés à l’existence, au sens de vie et de… réflexion sur la vie. Le sous-titre de Nothing Exists! s’intitule See Blind. Hear Silence. Feel Truth. L’expo découle d’un travail mural effectué dans le quartier Playa Vista de Los Angeles en mars.

Un style qu’ils ont repris récemment avec une grande murale horizontale créée à Manille, aux Philippines.

LE TEMPS ET L’ESPACE

À Montréal, ce sont une trentaine d’oeuvres qui illustrent leur recherche de Nothing Exists! Les oeuvres présentées (dans des tons vert d’eau, blanc et noir) explorent l’astronomie, la recherche fondamentale sur la matière, le trou noir et la création de l’univers. La sculpture murale Time and Space, en blocs rectangulaires, rappelle les créations de leur exposition Organized Chaos, en 2012, à Los Angeles. Un mélange d’évocation et de structuration de la matière.

Magnifiques, leurs trois oeuvres en pierre ponce Tau Ceti, Gliese et Kepler représentent des paysages montagneux d’étoiles lointaines. De leur côté, les cadres Ouroborus, Contrained et Pinnacle reprennent la symbolique des cartes topographiques ou géophysiques avec leurs lignes d’égale valeur.

Très méditatives, les trois oeuvres Alpha, Limbo et Omega font chacune penser à…

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Cyrcle
À la galerie Station 16 (3523, boulevard Saint-Laurent), jusqu’au 30 juin

Photo: MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE