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Des marges au sommet :: Biennale de Venise

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V enise — De l’exposition internationale qui compose le coeur de la Biennale de Venise, il est prévisible qu’elle soit gigantesque et que son commissaire cherche à se distinguer de ses prédécesseurs. Le jeune commissaire Massimiliano Gioni poursuit en quelque sorte la tradition avec cette 55e édition, à laquelle il donne le ton avec la maquette de l’artiste autodidacte d’origine italienne Marino Auriti, à qui l’exposition emprunte son titre, Il palazzo enciclopedico.

Ouvrant le volet de l’exposition situé à l’Arsenal, la maquette de l’amateur réalisée dans les années 1950 se présente comme une architecture utopique pouvant abriter tous les savoirs du monde. Cette construction devait compter 136 étages, s’étirer jusqu’à 700 mètres de haut et occuper 16 pâtés de maisons dans la ville de Washington. Faute de financement, le projet démesuré fut abandonné.

Le cas d’Auriti entre en résonance avec d’autres ambitions du genre, frôlant parfois la folie, que la présente exposition se donne pour mission d’évoquer, une sorte de lignée vieille de centaines d’années marquée notamment par l’encyclopédie de Diderot et les expositions universelles. La Biennale de Venise en elle-même, depuis sa création en 1895 sur le modèle des expositions universelles, veut jouer ce rôle dans le domaine de l’art. De cette posture, comprend-on assez vite, le commissaire présente l’impossibilité et les manières diverses, voire critiques, de l’incarner par les artistes.

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