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Étranges fantasmagories à la galerie McClure

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L ancé en février, le magazine HB l’a prouvé : le dessin se porte très bien. En attendant le deuxième numéro, attendu pour la fin de l’été, ils sont nombreux les artistes qui continuent à pousser le crayon. Et plusieurs d’entre eux font partie des jeunes générations. Une nouvelle exposition – encore une autre – démontre à tout le moins que la relève en dessin ne manque pas d’inspiration.

La galerie McClure, pilotée par le centre des arts visuels de la rue Victoria, à Westmount, présente depuis une semaine Inquiétante étrangeté et autres fantasmagories. L’expo a ceci de particulier que les artistes exposés – du moins trois des cinq – sont méconnus.

Les portraits pleins d’humour et de fantaisie de Julie Lequin ont quelque chose de la nomenclature sociale. Ses petits formats, disséminés en quatre séries, ouvrent avec à propos, et force, cette Inquiétante étrangeté. Ils sont suivis des études d’inspiration architecturale de Martin Lord, des paysages quelque peu terrifiants de Kristin Bjornerud, des jeux de forme de Marigold Santos et enfin d’un amalgame d’oeuvres entre l’abstraction et le symbole signées Pierre Durette.

Portée par une vision onirique du monde, l’expo a été montée par Véronique La Perrière, elle-même une artiste reconnue pour ses dessins, qui oscillent entre réalisme et rêve. Les cinq artistes qu’elle défend ici ont chacun leur singularité. Marigold Santos se veut très sculpturale, l’impression du « non complété » s’impose chez Kristin Bjornerud, alors que Martin Lord se distingue pour ses grands formats. Sans rien bousculer, l’accrochage se présente comme une succession de solos, ce qui n’est pas mauvais en soi quand il s’agit de révéler des noms.


Pour l’article complet : www.ledevoir.com