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Karine Giboulo: sculpter avec ses yeux

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Karine Giboulo: sculpter avec ses yeux

Éric Clément

Passionnée de découvertes, Karine Giboulo voyage pour observer les modes de vie. Elle les représente ensuite en sculptant des figurines qu’elle intègre dans des installations de type diorama. Reconnue à l’extérieur du Québec, l’artiste autodidacte de 33 ans épate de plus en plus avec ses messages forts et lucides, qu’elle exprime habilement dans une forme faussement naïve…

Sharona Adamowicz-Clements est commissaire à la Collection McMichael d’art canadien de Kleinburg, en Ontario. En 2011, elle était venue visiter l’exposition La planète mode de Jean Paul Gauthier au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Au même moment, une exposition d’art contemporain contenait une oeuvre de Karine Giboulo, All You Can Eat.

«Quand j’ai vu ses figurines qui ressemblaient à des petites poupées et racontaient l’histoire quotidienne des travailleurs chinois, une armée de travailleurs invisibles qui fabriquent la plupart des objets qu’on achète au Canada, j’ai été envoûtée, dit Mme Adamowicz-Clements. Par la maîtrise technique de ses pièces, son souci du détail et la force de sa narration. J’ai ri et pleuré tant j’étais touchée.»

Deux ans plus tard, la Collection McMichael, située à deux pas de l’aéroport de Toronto, organise la première rétrospective de Karine Giboulo. Jusqu’au 26 janvier, Karine Giboulo’s Small Strange World(s) présente dans quatre salles quelque 50 oeuvres de la jeune artiste québécoise.

L’article complet : www.lapresse.ca