antoine ertaskiran

La compacité du vide – Exposition à la galerie Antoine Ertaskiran

antoine ertaskiran

La question des origines – du monde, de l’espèce humaine ou de la création – en est une vaste et, de surcroît, truffée de pièges, comme l’a révélé la philosophie poststructuraliste. Quand Michael A. Robinson aborde une telle question, il parvient à en traduire la teneur, mais sans les contraintes de la démonstration détaillée. L’artiste emprunte plutôt un langage plastique évocateur à propos de ce qui est en fait un thème récurrent dans son travail.

The Origin of Ideas, le titre de l’exposition en cours chez Antoine Ertaskiran, la première de l’artiste dans la galerie qui désormais le représente, réaffirme l’intérêt pour cette question avec des oeuvres inédites. Le coeur de cette exposition se compose de deux installations spectaculaires qui sont complétées par une série de tableaux minimalistes, dans la palette de prédilection de l’artiste, le noir et le blanc.

Une des installations reprend un mode souvent emprunté par l’artiste qui consiste à assembler des objets dans une forme suggérant une explosion. Il s’agit cette fois d’une multitude de trépieds et de caméras qui s’étoile depuis le mur. Certains des appareils s’actionnent, faisant entendre leurs cliquetis et flashant en direction du mur où ils composent une masse compacte. La réflexivité induite par cet assemblage en dit long sur la culture du regard à une époque où les caméras sont des réquisits de tous les instants, dans le monde des paparazzis comme dans le phénomène du culte de soi.

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