le devoir

La «French Theory» à l’oeuvre

le devoir

La «French Theory» à l’oeuvre

Marie-Ève Charron
Le Devoir

L’art contemporain vient souvent de pair avec un discours théorique imposant. L’exposition en cours à la galerie Leonard Bina Ellen, en conformité avec le créneau universitaire qui est le sien, examine une manifestation particulière de ce discours. Elle s’intéresse à la « French Theory », ce courant de philosophie française nommé ainsi à cause de l’engouement que les théoriciens anglophones ont eu pour lui et pour ses grandes figures, telles Jacques Lacan, Jean-François Lyotard et Simone de Beauvoir.

Au coeur de ce phénomène qui a pris forme à la fin des années 1970, il y a la traduction de ces ouvrages théoriques du français vers l’anglais. Elle s’est faite plusieurs années après leur publication originale et a, par ailleurs, assuré la force de leur résonance, laquelle est toujours en vigueur aujourd’hui. L’exposition retrace les occurrences de ce discours plus hétérogène que le laisse croire le nom qui en rassemble le corpus. Il ne fut pas non plus exclusif aux théoriciens purs, puisque les artistes aussi en ont fait quelque chose, dans leurs oeuvres comme dans leurs écrits.

D’ailleurs, ce sont bien des oeuvres qui sont données à voir dans cette exposition foisonnante structurée en cinq parties par le commissaire invité Vincent Bonin. Chacune des sections regroupe des documents et des oeuvres, aussi bien historiques qu’actuelles, de façon à révéler des réseaux de personnes et des affinités discursives. Une exposition sur la théorie et ses impacts sur l’art ne saurait toutefois en rester là. Le complément obligé de la visite est un document de plusieurs pages broché qui contextualise les oeuvres et les situe dans leurs ascendants théoriques. Une vraie mine d’informations !

L’article complet : www.ledevoir.com



There is 1 comment

Add yours

Comments are closed.