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La mission de John Zeppetelli: réinventer le MAC

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La mission de John Zeppetelli: réinventer le MAC

Nathalie Petrowski
La Presse

Dans une autre vie, John Zeppetelli a été peintre occasionnel et cinéaste velléitaire à Montréal, étudiant d’Umberto Eco à Bologne, libraire à Londres et aide-galeriste à Soho.

Il a connu Damien Hirst, star multimilliardaire de l’art contemporain britannique, alors qu’il était pauvre et toujours aux études, a organisé des conférences avec Marina Abramovic et Susan Sontag à l’Institute of Contemporary Arts de Londres, et a passé les premières années de sa vie adulte à rouler sa bosse et à bourlinguer.

Le 12 août dernier, il est devenu le 13e directeur du Musée d’art contemporain (MAC) de Montréal, seule institution vouée à l’art contemporain au Canada.

La nouvelle peut paraître banale. Elle ne l’est pas. L’arrivée de John Zeppetelli au MAC marque une rupture avec une tradition vieille d’un demi-siècle.

Depuis l’ouverture de ses portes, en 1965, le MAC a toujours, toujours été dirigé par un francophone de souche et, la plupart du temps, par quelqu’un du musée. C’est la nature même de ce musée d’État, créé par le gouvernement québécois en 1964, qui a dicté la tradition.

John Zeppetelli n’avait rien du candidat typique. C’est un Italo-Montréalais, fils d’un mécanicien. Il a été élevé en italien et en anglais et a appris le français sur le tard. Il n’a gravi aucun échelon du musée avant d’en prendre les commandes, même s’il y a brièvement travaillé pour son volet éducatif au début des années 90 et que sa soeur Anne-Marie y est archiviste.


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