Projet peinture

La peinture en panorama :: Le projet peinture à la Galerie de l’UQAM

Projet peinture

La peinture en panorama :: Le projet peinture à la Galerie de l’UQAM

Qu’est-ce qui fait, en 2013, qu’une exposition consacrée à la peinture soit si exceptionnelle ? Le projet peinture, dont le deuxième volet est en cours à la Galerie de l’UQAM, se présente comme cette exception en voulant dresser un portrait des pratiques actuelles qui ratisse tout le Canada. De la peinture, il s’en pratique en effet beaucoup à travers le pays, et les 60 artistes qui composent cette exposition ne sont assurément qu’un échantillon de l’ensemble. La sélection est issue d’un vaste chantier, une recherche sur plus de deux ans pendant laquelle la commissaire Julie Bélisle, en collaboration avec Marie-Ève Beaupré, a épluché les possibilités qui se comptaient par centaines.

Mettre la peinture ainsi en avant, c’est aussi renouer avec une approche centrée sur cet art que le postmodernisme avait écarté, alors que d’autres matériaux faisaient leur apparition, incluant l’immatérialité de l’art conceptuel ou celle des pratiques éphémères. La pratique de la peinture n’a pourtant rien perdu de sa vitalité. Les catégories proposées dans le catalogue, appendice obligé de l’exposition, pour présenter cette peinture prouvent avec éloquence que les frontières et les moyens de celle-ci ont été retravaillés.

Les catégories traditionnelles de genre, le paysage et le portrait par exemple, ne suffisent plus à nommer les orientations nouvelles de la peinture. D’où les quatre regroupements thématiques qui organisent les oeuvres dans le catalogue (« Figures du réel », « Univers de fiction », « Peinture comme sujet », « Pratiques hybrides »), mais que, pourtant, l’exposition n’emprunte pas. L’accrochage répond à d’autres impératifs, plus ou moins clairs, qui trahissent une des principales difficultés de ce projet, à savoir regrouper sur les murs d’une même salle des oeuvres très variées.

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