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L’anticonfort :: Maskull Lasserre

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L’anticonfort

Normand Babin
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Saviez-vous qu’il existe un programme arts des forces armées canadiennes ? Maskull Lasserre le savait et en a donc profité, est-ce vraiment le bon terme ?, pour se mettre littéralement en danger et sortir de sa zone de confort. Et comment : il s’est retrouvé en Afghanistan, en plein cœur d’un conflit sale et puant. C’était en 2010. Il a mis trois années avant d’être en mesure de sublimer son expérience en œuvres d’art. Perimeter est donc le fruit de ce travail de réflexion, de retour sur soi et de remise en question de sa condition d’artiste qui est actuellement présenté à l’excellente galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

Des machines couleur kaki occupent l’espace en ayant fait le vide autour d’elles. Voilà ce qui frappe en entrant dans la galerie. Les murs sont pratiquement vides, les salles épurées, seuls quelques objets, immenses certes, un peu rébarbatifs assurément appellent le regard qui voudrait être ailleurs. Certaines sculptures sont des reproductions d’armes de destructions en plus effrayantes. La guillotine plus vraie que nature a bel et bien été construite par les mains de l’artiste. Et il y a surtout à voir des amalgames de classiques de la guerre et de la sécurité dans d’improbable « ready-made ». Ce Safe contenant un siège où personne n’aura envie de s’asseoir, la grille de sécurité protégeant on ne sait quoi, encadrée de façon XVIIIe siècle avec moulures et fioritures. De circonstance, ces moulures plutôt que d’être formées de fleurs, le sont de crochets, les guirlandes sont elles formées de lourdes chaînes. Et parce que la guerre a parfois aussi ses leurres, les grenades sont de faux oiseaux aux vols destructeurs.

L’article complet : www.montrealistement.blogspot.ca



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