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Massimo Guerrera à The Invisible Dog Art center – Un autre pont jeté entre Montréal et Brooklyn

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Massimo Guerrera à The Invisible Dog Art center – Un autre pont jeté entre Montréal et Brooklyn

Marie-Ève Charron

Quand Massimo Guerrera expose son travail, il s’installe pour ainsi dire à demeure. Depuis le début du mois de septembre, c’est dans Brooklyn à The Invisible Dog Art Center que l’artiste déploie progressivement les ingrédients d’une installation qui réunit dessins, sculptures et peintures. Elle est aussi truffée d’artefacts (tapis, contenants de plastique) puisés dans un répertoire que Guerrera fait sien depuis des années, et qui métaphorisent autant les rencontres humaines que la gestion des frontières, physiques ou psychologiques, entre les êtres et les choses.

Au cours de l’exposition, l’artiste s’est également adonné à de véritables rencontres avec le public. L’installation Being Touched, partie intégrante d’un projet ouvert nommé « La réunion des pratiques », notamment décliné sous d’autres formes lors de la seconde Triennale québécoise (Musée d’art contemporain de Montréal, 2011) et au printemps dernier chez Joyce Yahouda – la galerie qui représente l’artiste à Montréal -, a été le théâtre de ces rendez-vous où des volontaires ont pris part à des activités de création avec Guerrera.

Du reste, tel un organisme vivant, l’installation s’est enrichie de ces productions à quatre mains, finalement amalgamées au reste. Des écriteaux sur un mur, organisés secrètement en réseau affinitaire, inscrivent le nom de ces personnes dont les contributions font désormais partie du corpus de l’artiste qui, depuis les débuts de sa pratique à la fin des années 1990, réinvente la signature individuelle par diverses opérations de mise en commun et d’échanges.

La nature du travail de Massimo Guerrera, qui rend implicites les interfaces de rencontres, fait de cette exposition une occasion singulière d’inscription humaine et artistique dans un territoire nouveau. Il s’agit de sa première incursion en solo à New York. De retour à Montréal, l’artiste, joint par téléphone, se dit content de l’expérience. « La rareté du temps et la capacité réduite d’attention sont des traits importants d’une grande ville comme New York. » D’où sa joie de voir « la qualité des rencontres réalisées qui, entre l’oralité et le geste, ont mené à la réalisation de dessins assez simples, parfois les yeux fermés […] » avec une vingtaine de personnes au fil des six semaines qu’il a passées là-bas.

L’article complet: www.ledevoir.com