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Michel de Broin: à l’envers du monde :: MAC

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M ichel de Broin a 43 ans, un nom français de vieille noblesse déchue, des airs de Jean Leloup, 20 ans de carrière derrière la cravate, des sculptures plantées un peu partout, dont une bientôt au Reichstag, à Berlin, et une première grande expo au Musée d’art contemporain de Montréal.

Pourtant, lorsque je l’ai vu arriver du fond du couloir du musée, je l’ai pris pour un étudiant de 19 ans. Quand il m’a adressé la parole, un sourire un brin moqueur aux lèvres, l’impression de jeunesse ne s’est pas dissipée. Même qu’elle s’est accentuée en faisant le tour de son expo réunissant une trentaine d’oeuvres folles et étonnantes, dont une datant de 20 ans, faite avec un élément chauffant de grille-pain tordu en une phrase, «embrase-moi», qui rougit à la chaleur.

Si l’humour est la potion qui garde jeune, alors Michel de Broin est tombé dedans à sa naissance. Son expo en est la preuve délirante.

Chez lui, les robinets de lavabo crachent du feu, les perceuses se suicident pour se réincarner en fontaines, les prises de courant coulent (en fontaines elles aussi), la statue de la Liberté est tombée sur la tête, les fusils se muent en trompe d’éléphant, les sculptures timides rentrent dans les murs, les tables de cafétéria montrent leur derrière, les canons de guerre s’embrassent, les vélos produisent de la fumée et les jacuzzis s’installent à demeure dans des bennes à ordures.


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