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Molinari en deux temps: grand émoi avec Moli

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Molinari en deux temps: grand émoi avec Moli

Éric Clément

La Fondation Guido Molinari présente jusqu’au 16 janvier Molinari en deux temps, une exposition d’oeuvres qui éclaire l’évolution créative du peintre québécois Guido Molinari depuis ses oeuvres sur papier plutôt méconnues de 1953-1957 jusqu’aux célèbres bandes verticales colorées de 1964 à 1968.

Quand on observe les toiles géométriques de Molinari, on a tendance à oublier qu’il n’avait qu’une trentaine d’années quand il a réalisé ces bijoux de l’abstraction. «Il était précoce, mature et apportait la fraîcheur de la jeunesse», souligne Gilles Daigneault, directeur général de la Fondation. Subséquente à la présentation, en 2011, de ses tableaux peints dans le noir, l’exposition Molinari en deux temps permet de comparer les oeuvres de la maturité à celles de la jeune vingtaine.

La grande salle du rez-de-chaussée accueille le visiteur avec neuf toiles de bandes verticales colorées, notamment Sériel vert-bleu et Mutation ocre-jaune, qui datent de l’époque où Guido Molinari a exposé à la Biennale de Venise, ce qui représentait pour lui la plus grande consécration de sa jeune vie d’artiste. À 35 ans, il gagnait le prix David A. Bright dans la cité des Doges, un prix donné au meilleur peintre de la Biennale. Sa période de frénésie des couleurs était reconnue par le monde de l’art. Quelle émotion d’être aujourd’hui devant ses grandes oeuvres qui ont fait sa marque.

L’article complet: www.lapresse.ca