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Pascal Grandmaison: résonance vitale

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Pascal Grandmaison: résonance vitale

Éric Clément, La Presse

« Ce jardin de l’autre côté de la fenêtre, je n’en vois que les murs. Et ces quelques feuillages où coule la lumière. Plus haut, c’est encore les feuillages. Plus haut, c’est le soleil. Et de toute cette jubilation de l’air que l’on sent au dehors, de toute cette joie épandue sur le monde, je ne perçois que des ombres de feuillages qui jouent sur les rideaux blancs. »

Cette trame poétique est tirée des Carnets d’Albert Camus. Les mots que l’humaniste français a couchés sur le papier en 1936 ont inspiré la nouvelle production de Pascal Grandmaison. Ils ont retenti en lui comme l’écho d’un regard, celui qu’il porte chaque jour sur le ciel monochrome aux teintes changeantes. Du coup, souhaitant explorer la relation que l’humain entretient avec la nature, le finaliste du Sobey 2013 a élaboré une série d’œuvres comprenant des photographies, deux vidéos et des plaques de plâtre.

Grandmaison a créé l’été dernier une série de huit plaques en plâtre, bicolores, d’environ 70 po sur 50 po et 350 lb chacune. Ces plaques appuyées contre le mur dans la galerie ont été réalisées à plat, dans un moule, après qu’une épaisseur de plâtre blanc soit venue, par osmose, lentement imprégner un volume de plâtre pigmenté en bleu. Les deux zones séparées par un morceau de bois sont entrées en contact puis le tout s’est figé.

« Pour moi, c’était une façon de matérialiser, en studio, ma vision du ciel par un geste artistique que je ne contrôlais pas vraiment à cause de la condensation, de phénomènes chimiques et de la chaleur du plâtre », dit l’artiste de 38 ans.

L’article complet: plus.lapresse.ca



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