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Peinture, entre l’essence et l’excès

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Peinture, entre l’essence et l’excès

La deuxième édition de Peinture extrême réunit une vingtaine d’expositions en autant de lieux. Certaines d’entre elles sont déjà à l’affiche, d’autres n’ouvriront que dans les prochains jours. Voici un regard à mi-parcours de l’événement.

Les bonnes idées gagnent parfois à ne pas être répétées. À la manière de l’industrie du cinéma, qui ne se gêne pas pour créer des suites à un produit réussi, l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC) a cru bon de ressusciter l’événement estival Peinture extrême, trois ans après la première et supposée seule édition. Or il manque à la nouvelle version l’audace et l’esprit fédérateur à l’origine du projet.

En 2010, l’idée était née de l’effort de plusieurs acteurs – notamment le galeriste René Blouin et l’artiste et commissaire Benjamin Klein. L’ensemble n’était pas exempt de ratés, mais on pouvait lire dans « peinture extrême » le besoin de faire le point sur les nouvelles avenues, très larges et complexes, empruntées de nos jours par ceux qui se qualifient de peintres.

En 2013, ceci est non seulement mieux fait ailleurs – la double expo Projet peinture qui vient de se conclure à la Galerie de l’UQAM -, mais un grand fourre-tout ne suffit plus. Il faudrait définir ce qu’on entend par « extrême », si ce que souhaite l’AGAC est de faire de cette série d’expos une biennale estivale.

Fédérateur, l’événement le demeure néanmoins. Elles étaient seize galeries en 2010. Elles sont vingt cet été. Si Peinture extrême a certainement pris du poids, il a perdu de belles plumes avec l’absence des René Blouin, Roger Bellemare et Joyce Yahouda. Chaque enseigne fait sa petite affaire comme elle l’entend, l’événement étant un véritable collage d’expos.

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