Artpublic

Réflexion sur l’art public

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Sans crier gare, les 21 petites balançoires colorées qui s’agitent au nord de la Place des Festivals sont en train de donner une grande leçon aux décideurs urbains en matière d’art public.

Depuis trois ans, chaque printemps, 600 passants par jour se laissent aller au plaisir coupable de s’envoyer en l’air quelques secondes, sans compter tous ceux qui assistent au joyeux manège, le sourire aux lèvres, prêts à laisser tomber l’attaché-case… De quoi faire réfléchir sur le débat féroce sur le déménagement de L’homme de Calder, qui a enflammé tenants et opposants depuis 2008. «Le chef-d’œuvre doit faire rayonner Montréal», tonnent ceux pour qui l’art doit doper le tourisme et l’économie. «L’oeuvre doit rester liée au contexte de l’Expo 67 pour lequel elle a été créée », matraquent les puristes du maintien de l’œuvre in situ.

Or, les 21 petites balançoires musicales, créées par les deux brillantes artistes, Mélissa Mongiat et Mouna Andraos, du studio Daily Tous les jours, sont en train de faire la preuve par dix que l’impact d’une œuvre urbaine ne se mesure pas uniquement à coup de prestige ou d’emplacement sous les projecteurs. L’œuvre porte aussi en elle son propre pouvoir d’évocation, d’appropriation par les citadins et de transformation du paysage urbain.

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