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Une première exposition jeunesse chez VOX centre de l’image contemporaine

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Les trous noirs de l’imagination

Une première exposition jeunesse met en scène un lapincyclope et une série d’illusions optiques

Le « lapincyclope », exempt de vision périphérique, est condamné à rater, à chaque coup, le trou de son terrier. Et à se casser les dents. Qu’à cela ne tienne ! Le fait de n’avoir qu’un seul oeil ne sera pas un handicap, mais un incitatif à regarder le monde autrement. Sous les bons conseils d’un ver de terre, être sans yeux, le lapincyclope apprend à se servir de sa tête, de son imagination. Et à créer des trous noirs remplis de sens, des trous-noirs-oeuvres-d’art.

Imaginée par l’artiste Jonathan Plante, l’histoire du lapincyclope est une fable, à l’origine de la « première exposition jeunesse » du centre Vox, sis dans l’édifice 2-22. Le récit de cet inusité rongeur aux grandes oreilles, qui se décline en une vidéo d’animation, des peintures, des installations anamorphoses, des images lenticulaires et un livre géant, offre en effet une des rares portes, à hauteur d’enfant, ouvertes sur l’art contemporain. L’expo Lapincyclope, qui n’est pas un projet de médiation culturelle, a peu de la lourdeur didactique et tout de la poésie artistique.

« L’art contemporain jeunesse n’existe pas, clame d’emblée Jonathan Plante, qui assure ne pas avoir modifié sa manière de travailler. Je prends ma pratique et je m’adresse aux enfants. Ce qui change, ce n’est pas l’objet, mais l’adresse. On dit aux enfants : ça, c’est fait pour vous, regardez. »

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