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Yannick de Serre

présenté par Normand Babin
yannick de serre

Le travail de Yannick de Serre a fait partie de nombreuses expositions collectives, et a été vu en solo à maintes reprises. La série Le Nord et le Blanc a été vue à Montréal (galerie Modulum), St-Jean-sur-Richelieu et à la maison de la culture de Brampton. La série Seconde Nature à la galerie d’art de Matane, à la maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire. Il a obtenu plusieurs résidences d’artistes et ses œuvres font parties de plusieurs collections prestigieuses dont l’Imageothèque de Québec, l’American & Iron cie, la maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve et du musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul où il a également exposé en solo. Yannick de Serre est diplômé en arts visuels de l’université Laval à Québec.

Suite à l’obtention de son baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval en 1999, Yannick de Serre voyage quelques années et parcourt entre autres le grand nord québécois, un paysage qui influencera ultérieurement sa production artistique.

L’autoportrait est toutefois son principal moteur de création. Par l’autoportrait, il transcende l’affect personnel en sujet universel. Depuis plusieurs années, il approfondit cette thématique par la peinture, le dessin et le collage. Que ce soit dans la série Mémoire corporelle (2010), où l’artiste collait ses vêtements pour les mettre en relation avec des projections de parties corporelles dessinées et peintes en périphérie des tissus ou dans la série Seconde Nature (2011) où des morceaux de fourrure remplacent le vêtement. Dans cette seconde série, l’artiste définit la bête qu’il est par le dessin et questionne la relation entre l’homme et l’animal.

Le Nord et le Blanc (2012) évoque de façon lyrique teintée de dramatisme et d’angoisse le grand nord québécois. Son nord tel qu’il subsiste en son souvenir dans un collage de gravures et d’autoportraits traités façon inuit. Le travail s’est épuré. L’abondance de matières dans son œuvre peinte fait place au vide et au blanc. Le sujet fait partie du décor et se confond à même le support. Sa toute dernière série En thérapie (2013) approfondi l’intime et s’introduit dans les méandres psychiques de l’artiste. Les tourments et les fissures seront interprétés par une plus grande tension entre matières et techniques picturales. De cette expérience hautement intime se dégage une mystique du soi.

Yannick de Serre parvient à créer une image forte avec un minimum d’interventions. Il provoque des tensions entre les différents traitements visuels utilisés : un coup de crayon assuré devient parfois gribouillis maladroit, des lavis d’encre en fondu cèdent le pas aux taches accidentelles apparentes, des collages de tissu ou fourrure côtoient le dessin délicat, les masses denses flottent dans le vide. Ses thèmes suggèrent une doucereuse oppression, un inconfort silencieux. C’est devant l’ensemble que ce malaise s’observe le mieux.

normand babin

Pianiste diplômé en Interprétation en musique, Normand Babin a travaillé avec de nombreux musiciens et chanteurs, a accompagné plusieurs chœurs et s’est produit aussi à titre de soliste au Québec, au Canada, aux Etats-Unis, et Angleterre et en France.

Normand a rédigé pendant quelques années des critiques de CD pour la revue La Scena et depuis 2010 il tient un blog : Montrealistement, où il traite principalement de sa passion pour les arts, la musique contemporaine et la danse contemporaine. En mai et juin 2014, il organise le Montréalistement : ze Festival où il fera découvrir au public trois artistes montréalais qui ne bénéficient pas d’une large diffusion. C’est là sa façon de contribuer au développement du monde des arts : par un mécénat d’action.
www.montrealistement.blogspot.ca